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 LITTORAL




Toute l'équipe de Littoral 
vous donne rendez-vous chaque samedi à 16h15

sur France 3 Ouest et sur france3.fr



 Au sommaire
  samedi 21 novembre: la pêche au gaspi
  samedi 14 novembre : Tourisme de croisière
  samedi 07 novembre : Les énergies nouvelles
  samedi 28 novembre : portraits de chantiers
  samedi 12 décembre :
  samedi 31 octobre : Les nouveaux coquillages
  samedi 24 octobre : La pêche
  samedi 17 octobre : La Solidaire du Chocolat
  samedi 10 octobre : Les marins au court cours
  samedi 03 octobre : Les gens du marais
  samedi 26 septembre : Les OFNI
  samedi 19 septembre : Les rencontres de l'été
  samedi 12 septembre : Souvenirs de vacances
  Retrouvez les anciennes émissions...

samedi 21 novembre: la pêche au gaspi

LA PÊCHE CHASSE LE GASPI

 

 

Dans un contexte de crise économique aigüe et de traque aux gaspillages, les pêcheurs ont depuis peu, décidé de remettre à plat leurs pratiques professionnelles.

La raréfaction de la ressource et l'augmentation du prix du gas-oil ont obligé toute la filière à s'adapter. Progressivement, les enjeux du développement durable se sont imposés dans les esprits.

 

Plus particulièrement depuis les années 2000, où des programmes sur la sélectivité se sont mis en place, associant scientifiques et professionnels.

Jusqu'à la fin des années soixante-dix, on ne se posait pas encore la question de la ressource, considérée naturellement comme en situation d'abondance. C'était l'époque du " pêcher toujours plus ". Professionnels et scientifiques étaient obnubilés par la recherche de la plus grande efficacité.


Depuis, de petites révolutions en véritables évolutions, la pêche a commencé à s'adapter avec inventivité. Ainsi, dans le Golfe de Gascogne, les pêcheurs utilisent désormais des chaluts à langoustines équipés de systèmes sélectifs pour réduire les captures de langoustines trop juvéniles ou d'autres espèces non ciblées.

L'idée, répètent-ils à l'envi, est de " trier sur le fond (marin) plutôt que sur le pont (du bateau) ".


D'autres pêcheurs préfèrent revenir à des méthodes plus anciennes, qui avaient été abandonnées pour cause de rentabilité, mais qui redeviennent d'un coup compétitives, quand on cherche à économiser le carburant… C'est le cas par exemple des nasses à poissons, et des casiers à langoustines.


En somme, tous les acteurs de la filière, sans exception, interrogent aujourd'hui leurs pratiques et s'interrogent, chacun à leur manière, sur le développement du secteur. En pleine ébullition, la pêche aujourd'hui oscille entre mutation et réflexion sur son avenir.

 

Réalisation Thierry Le vacon

Coproduction Aligal

 

 

samedi 14 novembre : Tourisme de croisière





Després et des flots.

Reportage : Laurie-Anne Courson.



C'est une histoire de famille qui pourrait ressembler à beaucoup d'autres... Une de ces aventures fascinantes qui lie indéfectiblement un bateau échoué à un couple épris.
Mais cette famille-là est différente. Et pas seulement parce qu'elle s'appelle Després et qu'elle a choisi les flots pour horizon...
Peut-être tout simplement parce que deux histoires se croisent. La grande et la petite. Celle d'un Dundee harenguier construit en 1942 pour parcourir les mers du Nord avant que les bateaux à moteur ne l'envoient prématurément au cimetière. Et celle d'un couple un peu fou, qui a relevé l'immense défi de sauver ce bateau et de le faire naviguer de nouveau, au gré des touristes qu'il embarque...

Pour en savoir plus, cliquez ici.


Croisières à la française
Réalisation : Philippe Lucas


Depuis quelques années, il est désormais possible de goûter aux plaisirs des croisières sur des palaces flottants... sans pour autant voguer sous les tropiques. Inimaginable il y a encore 10 ans, de plus en plus de paquebots de croisières font escale à Saint Malo, Brest, Lorient, La Rochelle ou Bordeaux. Une nouvelle clientèle recherche des croisières de proximité, où le ciel bleu et les palmiers ne sont plus les seuls critères de choix. Et les croisières à thèmes où l'on associe loisirs, détente et découvertes culturelles font recette.
A bord du paquebot " Diamant ", une équipe de Littoral a partagé, pendant 3 jours, la vie des passagers en croisière le long de nos côtes. Ambiance à bord, escales et visites au pas de course… Beaucoup de ces croisiéristes sont des fidèles ; ils ont fait de ce type de tourisme un mode de vie. Entre Rouen et La Corogne, trois jours pour comprendre la recette des croisières " à la française ", qui recueillent l'adhésion d'une clientèle souvent composée de retraités, nostalgiques de l'époque des grands transatlantiques.

samedi 07 novembre : Les énergies nouvelles

"Matière grise pour bateaux verts"


Réalisation Philippe Lucas - Coproduction Aligal.

 

Les derniers cargos à voile ont cessé de naviguer il y a moins d'un siècle. Le moteur ne s'est imposé sur les bateaux de pêche que dans les années 1950. Depuis ces dates, le pétrole est devenu le seul mode de propulsion sur les navires de travail. Mais aujourd'hui, deux facteurs sont en train de changer la donne : la raréfaction des ressources pétrolifères et le réchauffement climatique.

On sait maintenant que le pétrole n'est pas éternel. Alors, de nombreux architectes, constructeurs et armateurs se sont lancés dans une course de vitesse, à la recherche des meilleures solutions pour consommer moins et naviguer " propre ". Les cartons à dessin sont ressortis, pleins de projets futuristes et écologiques, mélange d'innovation et de retour aux sources. À base de vent, de soleil ou d'électricité.

Cargos, bateaux de pêches et de plaisance, tous les types de navigations sont concernés par ce qui pourrait devenir la plus grande évolution du monde maritime depuis l'invention du moteur à explosion.

Alors que certains pêcheurs envisagent de réinstaller des voiles sur leurs navires, un fabricant de dériveurs s'apprête à proposer un bateau solaire. Un cargo navigue à l'aide d'un cerf-volant et un autre sera bientôt équipé de " turbo-voiles ", pendant que des Suisses préparent le tour du monde en 80 jours sur un trimaran solaire. Les projets ne manquent pas pour remplacer le pétrole sur les bateaux, petits et grands. On gamberge, on phosphore, on expérimente, on invente avec plus ou moins de sérieux, et plus ou moins de résultats.

Alors quelles sont les tendances les plus prometteuses à ce jour ? S'agit-t-il d'un phénomène de mode surfant sur le développement durable, ou bien des prémices d'une vraie révolution dans la manière de naviguer ? Tourné entre la côte Atlantique et l'Allemagne, ce film nous aide à rêver en imaginant les bateaux de demain.

samedi 28 novembre : portraits de chantiers

Quai des Rivas

 

Réalisation : Jean-François Claire


Le chantier de Jean-Bernard Nicolas, au bord de la Garonne, c'est le nec plus ultra de l'atelier de réparation marine. A force de patience et de passion, des épaves de canots automobiles retrouvent une seconde jeunesse pour se re-transformer en mythiques coques de Rivas, ou de Chris Chraft… le haut de gamme de la belle ouvrage.
Les plus connus de ces canots sont les Rivas, construits dans les années 1950'dans le nord de l'Italie, et rendus célèbres par le cinéma de la nouvelle vague. Le chantier Nicolas a donc comme un faux air de décor du 7ème art, pour ces coques moribondes qui attendent leur grand retour sur les quais de St-Tropez ou de Bénodet. Après des semaines de travaux, elles redeviendront des écrins de glamour et de charme.
Ces bijoux d'architecture marine appartiennent tous aujourd'hui à des collectionneurs. A l'ombre de ces coques en acajou, ce sont des mots doux échangés pendant des semaines voire des années… Jusqu'à ce que ces lignes au galbe parfait retrouvent les flots pour épouser la mer.

 



Chemins de traverse

 

Reportage : Laurence Postic


A Caen, un chantier nautique où l'on réparerait des âmes autant que des bateaux, c'est le défi que s'est lancé en 2007 l'association de lutte contre les exclusions " Chemins de traverses ".
L'objectif est d'accueillir des hommes en rupture sociale, pour six mois, un an, voire plus. Le temps de restaurer quelques coques de bois défraîchies, d'apprendre les gestes de la charpente de marine mais surtout de redonner un sens à leur vie.
C'est le cas par exemple de Pascal, 46 ans et Nasser, 27 ans, dont la liberté s'est à plusieurs reprises heurtée à des barreaux de prison…  Désormais, tous deux ont la volonté bien ancrée de retrouver leur dignité perdue.
Chemins de traverses, c'est une manière de ré - embarquer dans la vie… sur des flots plus heureux.

 



Vie de chantier

 

Réalisation : Bernadette Bourvon

 

Rue du Cabotage, le temps d'une escale prolongée, c'est un bel endroit pour venir musarder sur les bords du Blavet à Hennebont, dans le Morbihan. Dans l'antre de Billie Marine, un de ces petits chantiers qui assure modestement tous les travaux d'hiver pour les bateaux de plaisance.
Au milieu de la sciure de bois et du bruit des ponceuses, entre les charpentiers, les électriciens et les mécaniciens, chacun s'active dans l'atelier. Même si chacun a sa spécialité, il faut savoir tout faire, quitte à abandonner son poste pour une mise à l'eau ou regréer un voilier. Ici on construit des  canots pour les voir partir un jour au bras d'un autre. On répare, on soigne des embarcations pour que d'autres puissent aller voir le large.
Il y a Thierry - le "factotum" à la barbe fleurie - autour des barques Mogador, Benoît - le charpentier - qui restaure des vieilles carcasses, Allan - le surfeur - plus à l'entretien des bateaux plastiques, Pierre-Marie - au volant de son tracteur - qui fait les manœuvres de mise hors d'eau des bateaux, Jean-François - l'ancien cadre-sup - dans son joli bureau en bois encombré de papiers. De temps à autre passe un représentant en colle à bois, un fournisseur de moteurs diesel, des clients potentiels, des plaisanciers en quête de rêve ou des habitués qui n'ont rien à faire...
Toute cette "Vie de chantier"  est un huis-clos où l'on rencontre des personnages amusants, naturels et très vite attachants. En les regardant travailler on découvre qu'ils ont un métier pluriel et que la philosophie c'est comme la prose de Monsieur Jourdain : elle est bien plus vraie lorsqu'elle s'intègre naturellement dans le quotidien.


 

samedi 12 décembre :

Kayak à la Pointe du Raz

 

Réalisation: David Morvan


Réputé pour ses forts courants et sa mauvaise humeur en cas de coup de vent, le raz de Sein est pourtant devenu l'un des terrains de jeux favoris de Stéphane Roudaut et de ses partenaires kayakistes de l'extrême.
Lorsque le coefficient de marée dépasse les 90, et que la houle se mêle à la partie, ils viennent des quatre coins du Finistère pour se jeter dans le raz, sorte d'Himalaya du kayak de mer.
Au-delà du spectacle offert sur l'eau, nous découvrons dans le film le phénomène des courants de marées, particulièrement remarquable sur ce site.
Stéphane Roudaut, moniteur de kayak dans le civil fut aussi vice champion du monde de waveski en 2005 et est membre de l'équipe de France de Kayak longue distance. C'est l'un des meilleurs représentants français du kayak de mer.

 


 

L'île aux bodyboarders

 

Réalisation: Erwan Le Guillermic


Pour la première fois en France, un challenge de bodyboard s'est organisé sur une île privée mais inhabitée, avec des invités triés sur le volet. C'était au mois d'octobre 2009, à Rosservo, au large de Lampaul-Ploudalmezeau (Finistère nord). L'île abrite, loin des regards, une vague très réputée pour sa puissance. Etaient là certains des les meilleurs bodyboarders mondiaux, venus des quatre coins de Bretagne, d'Aquitaine ou de la Réunion… pour rencontrer Annaëlle...
Annaëlle, c'est une vague mythique et dangereuse. Vague de roche, elle n'est praticable qu'en bodyboard, car trop creuse et radicale pour le surf. Avec sa lèvre démesurée, elle est réservée aux bodyboarders les plus doués et les plus téméraires. Elle fait partie d'un type de vagues qui ne fonctionnent qu'avec des conditions météo très spécifiques. Un spectacle inoubliable donc pour assister aux plus belles manœuvres des compétiteurs.

 


 

Les fous du foil

 

Reportage : Céline Serrano


Depuis les premiers essais d'hydroptère en 1961, le principe des foils, qui fait voler les bateaux sur l'eau, fait fantasmer tous les marins. A partir d'une certaine vitesse, la coque s'élève et se maintient hors de l'eau sur le même principe qu'une aile d'avion. Le frottement de l'eau sur la coque étant supprimé, on atteint alors des allures folles !
Ainsi, quelques engins extra-marins commencent à apparaître sur nos côtes. Au printemps 2009 dans la baie de Douarnenez, les performances du kite à foil ont fait sensation lors du Grand Prix Petit Navire …
Non loin de là, dans le Cap Sizun, Bruno André est en train de mettre au point sa Shark Board, une planche à voile équipée d'un foil avec laquelle il a atteint une vitesse de 25 nœuds avec 14 nœuds de vent.
Et du côté de Port-la-forêt, quelques habitués de la course au large ont pris goût à un nouveau jouet, inventé par des Australiens… des foils en T pour équiper des petits dériveurs de série.
Les bateaux ne naviguent plus, ils volent !

samedi 31 octobre : Les nouveaux coquillages

thème : Les nouveaux coquillages


L'ormeau dans tous ses états
Réalisation : Thierry Le Vacon



Autrefois, des ormeaux il y en avait autant qu'on voulait, certains disent même qu'on les bouillait pour les donner aux cochons ! Aujourd'hui, la surpêche et l'apparition d'un parasite a fait chuter les stocks. La pêche à pied à l'ormeau est donc devenue très réglementée.
Les affaires maritimes veillent tous les jours, pour éviter trop de braconnage. Comme pour les pouces-pieds, quand les cours sont élevés, le risque est de voir s'installer un marché parallèle important. Il a donc fallu une très forte répression pour améliorer la situation et imposer l'instauration de licences professionnelles.
En Bretagne, ils sont désormais une trentaine de plongeurs professionnels accrédités, autorisés chacun à ramasser une tonne et demie par an de septembre à juin. Mais d'autres veulent se mettre sur les rangs... Ainsi, depuis maintenant cinq ans, dans le nord Finistère, Sylvain Huchette, docteur en biologie marine, et Guirec Rollando ont créé une écloserie d'ormeaux.
Fruits de la mer et de la patience, leurs " oreilles-de-mer " sont élevées en pleine mer au pied du phare de l'île Vierge. Les ormeaux, nourris exclusivement d'algues fraîches, sont ensuite commercialisés après deux à cinq ans d'élevage, quand ils ont atteint la taille minimale de quatre centimètres. Peut-être une solution face à un risque grandissant de pénurie naturelle...

Trépidante crépidule
Réalisation Gérard Uginet



Depuis les soldats américains ont débarqué en bateau en 1944, transporté dans les ballast sur les côtes normandes, un drôle de coquillage est apparu: la crépidule ou " crépidula fornicata " de son nom scientifique qui traduit sa grande capacité à se reproduire et se développer rapidement
La Bretagne ne fut pas épargnée puisqu'au début des années 1970', une nouvelle vague arrive cette fois du Japon après le désastre sur les huitres en baie de Cancale et l'arrivée en renfort de l'huitre japonaise.
Aujourd'hui, les zones ostréicoles sont tapissées de crépidules. Sans prédateur, elles occupent un espace de plus en plus important et empiètent sur les zones d'exploitation. Aussi, se mobilisent aujourd'hui des scientifiques, conchyliculteurs et industriels pour trouver une solution.
Et si son exploitation pour l'agro alimentaire était une idée d'avenir? Par dépit pour certains et avec enthousiasme pour d'autres, un projet voit le jour : exploiter selon un mode industriel, la " crepidula fornicata ".
Récoltée puis triée avec une machine brevetée BZH, la crépidule - via son pied comestible - finira bientôt dans nos assiettes. Mais sous quelle forme et avec quel accompagnement ? Quelques grands noms de la cuisine bretonne se sont lancés dans l'aventure et vantent depuis les mérites de celui qui hier n'était encore qu'un vulgaire envahisseur.

samedi 24 octobre : La pêche




Frères de cordées

Réalisation Ariel Nathan

Dans le nord Cotentin, pour traquer le bar, le congre et le petit requin, Eric et Guy ont décidé de remettre au goût du jour une technique traditionnelle : la pêche à la corde, qui consiste à poser des lignes d'hameçons au fond  pendant une marée sur une distance qui peut atteindre une dizaine de kilomètres.
Pour les deux frères, c'est une solution pour tenter de conjurer la crise qui frappe de plein fouet les navires de moins de 12 mètres… En mai 2008, au moment de la crise du gasoil, ils étaient à la pointe du mouvement des pêcheurs côtiers qui bloquaient le port de Cherbourg. Un an et demi  plus tard, ils dressent le tableau d'un métier menacé de disparition. Diminution de la ressource, baisse des cours en criée, difficultés à recruter des équipages, etc. Même s'ils sont partisans d'une pêche propre qui n'abime pas le poisson, les pêcheurs à la corde ne sont pas sortis de la crise. Si les choses ne s'arrangent pas,  les "cordes de Cherbourg" pourraient bien encore  bloquer les ferries du Cotentin.

Le surfcasting ou " lancé dans la vague "
Réalisation Jean-François Naud

La côte landaise est un paradis pour les pêcheurs du bord de mer. Avec des plages immenses où déferlent de puissantes vagues, les conditions sont idéales pour pratiquer la pêche au "lancer dans la vague". Cette technique de bord de mer consiste à lancer (to cast) une ligne dans les vagues (surf) pour prendre les poissons qui s'approchent de la côte. Le geste est souple, élégant et dynamique,  il faut viser loin dans les rouleaux pour attraper un bar, une daurade, un marbré, une sole... ou peut-être même un congre ! Diable !
Sur l'un des plus beaux spots de surfcasting, à Hourtin plage, ils sont quelques amis à passer des journées ou des nuits entières face à l'océan,  se retrouver pour oublier les soucis de la semaine et  préparer une grillade de poissons frais. Une petite tranche de vie sur le littoral, avec quelque part le sentiment d'apprivoiser l'océan.

No kill
Reportage : Bruno Gilbert

Plus de 3 millions de Français s'adonnent au plaisir de titiller le maquereau, le bar ou la dorade. C'est un phénomène en constante augmentation, et qui voit se développer une nouvelle façon de pêcher : le no kill. Autrement dit le refus de tuer le poisson. Après de longues minutes de " bagarre ", le poisson est remis à  l'eau une fois décroché du leurre et admiré par ses pêcheurs.
Ces nouveaux pêcheurs sont soucieux de sauvegarder l'espèce. Ils pêchent pour le plaisir du geste, pour le sport, pour la nature et non plus pour ramener du poisson à quai.

En France, on compte plus d'un million de bateaux de pêche plaisance. Bien sûr la mer appartient à tout le monde et certains plaisanciers à l'inverse ont tendance à ne pas trop se limiter. Alors, à l'avenir, les partisans du no kill l'emporteront-ils ? C'est à voir…

samedi 17 octobre : La Solidaire du Chocolat

En direct de la Solidaire du chocolat


Exceptionnellement, votre rendez-vous sera diffusé Samedi 17 Octobre à 15h50 en direct sur France 3 Ouest et en webtv sur france3.fr !

Entre la France et le Mexique, s'élancera dimanche 18 octobre La Solidaire du chocolat, la toute nouvelle course transatlantique à la voile au départ de St-Nazaire… Sportive elle sera, assurément, car réservée aux monocoques de 40 pieds. En double, et sans escale, les équipages seront amenés à naviguer sur des eaux encore méconnues jusqu'aux rives du Yucatan, au Mexique. Solidaire aussi, car l'originalité de cette course est de voir chaque bateau porter les couleurs d'une association caritative (humanitaire, sociale, ou environnementale).


A bord du Belem, Jean-Etienne Frère recevra pour Littoral Damien Grimont, Laurent Bignolas, respectivement skipper et journaliste à l'origine de cette course et Yves Gillet, président de l'association Route du Chocolat. Laurent Marvyle s'entretiendra avec l'équipage de Jacques Fournier, le président de la classe 40 et Jean-Edouard Criquioche, son co-skipper.

A travers un reportage de Bernadette Bourvon, des équipages nous raconteront comment et pourquoi ils se sont engagés dans cette formidable aventure humaine. Au total, ils seront 23 duos à s'élancer dans cette compétition océanique, longue de 5000 milles, du jamais vu pour une transatlantique !

Les constructeurs et navigateurs de ces classe 40 nous expliqueront aussi pourquoi cette catégorie de bateaux est en plein essor, et promise à un bel avenir. Entre les petits bateaux de la mini-transat et les 60 pieds des grandes courses au large, un reportage de Nathalie Marcault démontrera à quel point il y avait place pour cette nouvelle catégorie.

Enfin, le départ de la Solidaire du chocolat sera aussi l'occasion de raconter l'épopée du Belem, construit en 1896 pour transporter le cacao et le sucre entre Nantes et l'Amérique centrale pour la chocolaterie Menier.

 Et pour tout savoir sur la programmation spéciale de France 3 Ouest consacrée à la Solidaire du Chocolat, rendez-vous sur le site dédié :

Et si vous aussi, vous souhaitez devenir skipper et réaliser cette transat, inscrivez-vous et participer à la régate virtuelle :

 



samedi 10 octobre : Les marins au court cours

" Les marins au court cours"
Emission proposée et présentée par Jean-Etienne Frère



Les marins des îles
Reportage Christophe François

 

Les idées préconçues sont toujours tenaces. Pour beaucoup, le marin est un coureur d'océans qui bourlingue sans cesse, affronte les tempêtes, et fait des escales improbables dans des lieux interlopes. Mais on peut aimer naviguer sans rêver d'escales à Hong-Kong ou à Valparaiso, sans imaginer que la mer est plus belle au-delà de l'horizon.

Dans la réalité, il y a bien des façons d'exercer le métier de marin. Et s'il existe des marins au long cours, on peut considérer qu'il existe aussi des marins au court cours. Selon les cas, c'est un choix, ou bien une sorte d'évolution de carrière…  Certains ont commencé par naviguer loin et finissent par se rapprocher de la terre au point de faire escale toujours dans le même port et de rentrer tous les soirs chez eux. Ce sont les marins qui assurent toutes les liaisons avec les îles. A longueur d'années ils effectuent le même parcours et tissent par voie maritime ce lien indispensable entre les  îles et le continent.

Les pilotes de l'estuaire
Réalisation Thierry Marchadier



D'autres marins effectuent toujours le même itinéraire, ce sont les pilotes portuaires. Et justement c'est leurs connaissances précises des lieux, des fonds et des courants qui en font des experts indispensables à la manœuvre. Ce sont des marins très expérimentés, capables de comprendre les particularités et les réactions d'un bateau en un minimum de temps.

En général les embarquements des pilotes sont très courts. Ils durent une à deux heures, le temps d'assurer les manœuvres d'entrée et de sortie du port. Cependant pour les pilotes de l'estuaire de la Gironde, la descente vers le large ou la montée vers Bordeaux  dure 6 heures. Avec un parcours de130 kilomètres entre le phare de Cordouan et les quais de bordeaux, l'estuaire de la Gironde est le plus long estuaire d'Europe.

Pour ceux qui admirent les coteaux du Médoc ou la citadelle de Blaye, la balade est splendide, le décor est en perpétuel changement. Mais pour les pilotes c'est un parcours ponctué de multiples difficultés. Et pour faire valoir la pertinence de leur métier de marin certains ont coutume de dire que pour un marin le plus intéressant ce sont les manœuvres. Tandis qu'une fois que le navire est en haute mer, il s'agit surtout de suivre le cap. Pour certains ce n'est pas le nombre de milles parcourus qui fait le marin…

samedi 03 octobre : Les gens du marais

thème : " Les gens du marais "

Emission proposée et présentée par Jean-Etienne Frère


Les marais sont des lieux étranges, des lieux où la terre et l'eau s'entrelacent. Ce sont des espaces où la végétation semble prendre ses aises, où la faune se sent protégée. Mais souvent -  contre toute apparence - les marais sont des lieux très travaillés par l'homme.
 


Les gardiens du marais
Réalisation Roland Thépot




A deux pas de Saint-Nazaire, il existe un vaste marais sans route ni chemin, c'est le marais de Brière. Dans ce vaste endroit, la nature semble tout à la fois totalement maîtrisée et totalement sauvage. Alors que tout paraît construit, tout échappe à la logique des aménageurs de paysages. En Brière, on dit que le marais respire et que c'est l'eau qui lui donne son souffle. Ici, toutes les activités et la plupart des décisions, conflits et ententes, tournent autour de l'eau.

Le marais de Brière est la 2ème zone humide de France après la Camargue. Dans ce territoire, la propriété est indivisible et commune. Depuis le XVème siècle, le marais appartient aux habitants des villages riverains. Ce privilège qui a traversé les siècles a permis de préserver ces terres et ces eaux. Ici chaque habitant est concerné par son marais. Ici, il suffit de prendre une barque et de s'éloigner pour avoir le sentiment de partir pour une véritable expédition. Au cœur de la Brière ne s'aventurent que les hommes et les femmes du marais. Ce sont principalement des éleveurs, des chasseurs, des pêcheurs ou des coupeurs de roseaux.

Au mois de mai, le grand chaland annonce le début d'une nouvelle saison. Le grand chaland est un bateau qui transporte le bétail pour une transhumance sans estive mais en totale liberté.  Les vaches vont passer 6 mois sur ces grandes étendues sans clôture ni barrière. Dans ces grands espaces le caractère des bêtes est primordial. Elles doivent être capables de prendre des décisions en cas de montée des eaux ou d'absence de nourritures. Et régulièrement chaque éleveur doit visiter ses bêtes, au risque de les voir redevenir sauvages et les troupeaux se transformer en hordes.

Le marais a ses saisons et ses heures. La fin de la journée est le temps des pêcheurs. C'est à ce moment qu'ils sortent de nulle part avec leurs étranges instruments. Les pêcheurs sont des observateurs privilégiés du marais. Dans ce milieu fragile, il faut être attentif. Tous ces hommes entretiennent cet équilibre fragile entre la terre et l'eau. Ces vastes étendues sauvages sont aussi étonnantes que nécessaires pour la préservation de notre environnement.


Le marais tordu
Réalisation Alexandre de Seguins



Le marais tordu, c'est ainsi qu'est surnommé le marais salant de Michelle Jeanbart, sur l'île de Ré. Il faut dire que la première année de son activité, la jeune saunière avait fait des allées pas très droites et des carrés trapézoïdales… Michelle, étudiante en Géographie, devait partir travailler dans une coopérative portugaise et la formation de saunier était juste une étape pour parfaire ses connaissances. Si on avait dit à Michelle, cette année-là, avec ses cloques sur les mains et son découragement croissant qu'elle deviendrait saunière, elle ne l'aurait jamais cru… Elle entame pourtant sa sixième saison dans les marais.

Pétillante et bavarde, Michelle parle de son marais comme d'une personne. Elle a changé de vie pour se lancer dans ce métier difficile, traditionnellement exercé par les hommes. Sur l'île de Ré, elles ne sont que 3 femmes exploitantes. Car le travail du sel est un travail physique. Souvent on n'en connaît que les belles images, mais au fil des saisons le marais demande un entretien permanent. Un vrai travail de terrassier avant d'être un travail de récoltant.

Il faut mettre les pieds dans la boue, racler et nettoyer sans cesse le sol, refaire les bordures. Avant d'être un beau quadrillage organisé comme un damier, le marais en hiver, est un simple espace de terre gluante. Au printemps, la chaleur revient et le métier devient de plus en plus dur. Puis, lorsque  le nettoyage du marais s'achève, la remise en eau est un moment important pour les sauniers. Opération hautement symbolique : l'eau s'infiltre dans le sol, referme les fissures, suit petit à petit le parcours que lui impose le marais. Le marais reprend vie… Et Michelle peut contempler son marais… qui est de moins en moins tordu.

samedi 26 septembre : Les OFNI

Thème " Les OFNI "


Aujourd'hui les quais des ports maritimes ne sont plus encombrés de sacs de café, de ballots d'épices odorantes, ou de caisses en bois estampillées de destinations lointaines. Qu'il s'agisse de tapis d'Orient, de conserves de Thaïlande, de jouets fabriqués à Taiwan, de tee shirts made in China ou encore de poulets du Brésil,  désormais toutes ces marchandises arrivent chez nous par conteneurs.
 
Cette boîte métallique rectangulaire aux dimensions universelles a grandement facilité la manutention en transformant tout le travail des dockers. Mais ces fameux conteneurs ont également chamboulé les échanges commerciaux en donnant un furieux coup d'accélérateur à la mondialisation. Avec cette standardisation le coût du transport a fortement diminué. Résultat : 85% du trafic mondial se fait par voies maritimes

En contre partie, les armateurs font construire des porte-conteneurs de plus en plus gros pour livrer toutes ces boîtes. Les derniers navires sortis des chantiers peuvent charger jusqu'à 13 000 boîtes. Mais à force d'imaginer toujours plus grand et toujours plus gros, on augmente aussi les risques. Chaque hiver, des centaines de conteneurs pas toujours  bien arrimés tombent des bateaux. Ces conteneurs perdus en mer représentent un réel danger pour la navigation mais aussi pour l'environnement. Le phénomène est suffisamment important pour que des études soient menées dans le but d'étudier la dérive et le trajet de ces Objets flottants Non Identifiés.

Afin de comprendre les atouts et les risques de ce mode de transport,  une équipe de Littoral a embarqué sur un porte-conteneur avant d'embarquer sur un navire chargé de repêcher les boîtes en perdition.

samedi 19 septembre : Les rencontres de l'été

Thème : " Les rencontres de l'été "

Une émission proposée et présentée par Jean-Etienne Frère

Tonnerre, un coup de foudre
Reportage Laurie-Anne Courson



Il chante l'océan comme personne. Le Pacifique comme l'Atlantique, qu'importe. Il a pris la mer pour y tremper sa plume. Et ça donne envie de voyager, là-bas, n'importe où. A Lorient, dans l'Océan Indien, à la Barbade ou à St Nazaire. Il chante les gens comme personne. Joe, Loulou, Gaël and co. Et ça donne envie de les rencontrer. Au fond d'un verre ou d'une cale. Ca donne surtout envie de le rencontrer lui, Michel Tonnerre, sur scène et à terre, "sur ces landes incultes de Lorient", dans les bistrots, sur le port de Kerroc'h, ou dans les méandres d'une imagination aussi fertile qu'obscure.


Le repaire du corsaire
Réalisation : Alain Guéllaff



Il y a comme ça, semés le long de nos côtes, des endroits à part, hors du temps, hors norme, où la vie qu'on y mène n'est pas celle du commun des terriens. Cézembre en est un. Cézembre est une des îles de la baie de Saint-Malo, une vingtaine d'hectares cabossés, une terre à deux mamelons posée sur l'horizon, une plage de sable blond protégée des vents du nord, idyllique, baignée de ces incroyables lumières de la côte d'Émeraude. C'est un des lieux de prédilection des malouins et dinardais qui aiment retrouver une vie "nature", sans voiture, sans bruits de la ville, sans stress, juste pour un moment de "vacances", dans tous les sens du terme. Pourtant Cézembre fut un enfer durant la seconde guerre mondiale et subit des bombardements comme peu de terres en furent atteintes. C'est à Cézembre que furent testées les premières bombes au napalm et au phosphore. Le relief en garde encore de profondes cicatrices et une grande partie de l'île est toujours interdite d'accès malgré les opérations de déminage qui sont souvent organisées.

Aujourd'hui, Cézembre, c'est surtout un repaire de Corsaires, celui de Frank Meslier, la cinquantaine baroudeuse et tatouée, Franky pour les amis. Frank est un personnage hors du commun, un caractère entier qui a su imprimer à cette île un rythme si particulier, fait de douceur parfois rock'n'rollienne et d'humeurs festives, mais aussi d'admiration pour cette nature privilégiée qu'il fait tout pour préserver. Ancien champion de natation, puis de planche à voile, un parcours qui lui fit découvrir le monde, Frank s'est pris d'affection pour Cézembre il y a une vingtaine d'années, au point qu'elle est devenue "son" île. Patron du café-restaurant qui trône au dessus de la plage, il est aussi le protecteur de cette nature si malmenée par le passé. "Le Repaire du Corsaire" raconte les relations très particulières qui unissent un homme et une île qu'il chérit : "c'est la mission de ma vie", comme Frank le dit.


>> Pour voir et revoir la bande annonce.

samedi 12 septembre : Souvenirs de vacances

Thème : " Souvenirs de vacances "

Une émission proposée et présentée par Jean-Etienne Frère


L'homme aux mille parasols
Réalisation : Corentin Pichon


Il est là comme tous les jours, sur la plage, sous son parasol blanc. Les pieds en éventail, le nez plongé dans le Canard enchaîné. Quelques mots pour amuser la galerie, un ballon qui vole, un petit signe au passant… Ne croyez pas qu'il s'agit d'un quelconque veinard en vacances, non. C'est Jeannot, 76 ans, loueur de tentes, de parasols et de transats à Saint-Jean-de-Luz depuis plus d'un demi-siècle. Une vraie star sur la plage, une mémoire ambulante… Jeannot Urbistondoy, toujours en activité, en a vu défiler des vacanciers. D'abord des familles bourgeoises, " avec des noms à particules " du temps où les filles de la " haute " adressaient à peine la parole au garçon de plage qui plantaient de lourds parasols pour gagner sa croûte. Puis il y eût les congés payés et son lot d'aoûtiens plus populaires venant de Paris et des banlieues de Toulouse ou de Bordeaux pour trouver à Saint-Jean-de-Luz un peu d'air frais et d'authenticité.
Pour Jeannot, depuis tout ce temps, c'est lever à 6 heures du matin. Il faut s'occuper de 150 Parasols, 200 transats et 60 tentes. Une lourde journée qui va l'amener jusqu'à 20 h. Du haut de ses 76 ans, porter à bout de bras tout cet attirail, monter, démonter, ce n'est pas une mince affaire... Mais Jeannot, c'est aussi l'indispensable donneur de bonne humeur sur la plage de Saint-Jean-de-Luz. Mais aussi, c'est l'inévitable informateur en tout genre. Il donne les bonnes adresses, raconte les blagues, fait éviter les coups de soleil aux urbains, fait le gendarme sur la plage, réconforte, et surveille le bleu de la mer. Mais au fait la mer ? " La journée, je n'ai pas le temps de la regarder. Mais par contre, à 6 heures du matin, vous savez ce qui me fascine ? C'est quand elle est d'un bleu ! J'en pleurerais… " Rencontre avec un homme pas comme les autres du lever au coucher du soleil.         


Les vacances à l'Arcouest



L'Arcouest, un petit village des Côtes du Nord devenu célèbre en raison des éminentes personnalités dont quelques prix Nobel, qui venaient y passer leurs vacances au début du siècle dernier. Figure de proue du mouvement, l'historien Charles Seignobos est vite rejoint par des célébrités comme Marie Curie, Jean Perrin…
Tous ces savants ont, outre l'amour de la science, des valeurs communes comme leur attachement à la laïcité, leur pacifisme et leurs prises de position en faveur du capitaine Alfred Dreyfus. Rapidement, autour de la demeure du " capitaine " Seignobos, plusieurs maisons se construisent. Chaque été, il accueille les arrivants et les promène sur son navire qu'il a baptisé l'Eglantine, symbole de la ligue des droits de l'homme. Les enfants jouent ensemble et beaucoup de mariages auront lieu entre eux. Nous avons rencontré les petits enfants de Marie Curie, pour un petit tour au paradis…

Les cabanistes du Havre
Réalisation : Michel Saint Martin


Au Havre, l'arrivée des petites cabanes blanches et bleues marque le début de la période estivale. La culture des cabanes havraises est née dans les années 1900 et la plage du Havre compte cette année environ 600 cabanes dont l'agencement est assuré par la ville du Havre. Cette dernière loue l'emplacement sur les galets à des personnes propriétaires.

 Littoral du 12 septembre
Retrouvez les anciennes émissions...

le samedi
16h15
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Le magazine des gens de mer de la façade Atlantique présenté par Jean-Etienne Frère
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